Le projet EQUIPEX GEOSUD,

sélectionné dans le cadre de l'appel à projets « Equipements d'Excellence »

du Programme Investissements d'Avenir (2011) vise à développer une infrastructure nationale de données satellitaires accessible gratuitement par la communauté scientifique et les acteurs publics. Il permet notamment d'assurer pendant 5 années l'acquisition et la mise à disposition de couvertures satellitaires annuelles d'été, haute résolution de la France, et d'assurer la mise en réseau de la communauté scientifique et de la communauté des acteurs de la gestion autour de sa valorisation.

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L’EQUIPEX GEOSUD a le plaisir de vous annoncer la mise en ligne au téléchargement de la couverture annuelle complète orthorectifiée par l’IGN de la France métropolitaine de 2016 à partir d’images SPOT 6/7 à 1,5 mètre de résolution selon des spécifications de prise de vue établies par IGN. Le mode multispectral (6 mètre) et le mode panchromatique (1,5 mètre) sont disponibles au téléchargement (collection SPOT6_2016_FRANCE-ORTHO_IGN-MS et SPOT6_2016_FRANCE-ORTHO_IGN-PAN).

Depuis le 1er bulletin publié en avril 2014, le projet GEOSUD a connu de multiples avancés. Une couverture intégrale SPOT 6-7 à 1,5 m de résolution du territoire national a été acquise pour la première fois en 2014 et mise à disposition l’année même grâce aux efforts conjugués du CNES, d’IGN, de GEOSUD et d’Airbus DS pour démontrer la faisabilité technique et le potentiel de ce type d’image. Un autre évènement marquant aura été la mise en place de la station de réception directe (SRD) GEOSUD à Montpellier, avec la construction de l’antenne et la livraison du terminal SPOT 6-7 en fin 2014, puis la signature le 18 juin 2015  d’un marché de télémesure SPOT 6-7 entre Airbus DS et un consortium de 6 partenaires pour la période 2015-2019. Ce nouvel équipement a été utilisé pour produire la couverture nationale mais aussi pour répondre à des demandes spécifiques des utilisateurs sur le monde entier par programmation des satellites ou à partir d’archives. Plus récemment encore, une nouvelle version du site Web et de l’Infrastructure de Données a été livrée par Géomatys dans le cadre d’un marché de prestation. Elle enrichit les services d’accès aux images en permettant l’authentification des utilisateurs, la consultation du catalogue des images disponibles et sa mise à jour automatique dès l’arrivée de nouvelles images, la visualisation des images en pleine résolution et leur téléchargement en ligne.

Enfin, la mise en réseau s’est poursuivie avec une augmentation très significative du nombre d’adhérents (270 adhérents au 1er janvier 2014, 424 au 23 septembre 2016), la tenue d’un premier séminaire utilisateurs commun entre Theia et GEOSUD les 1-2 juin 2015, puis l’organisation du séminaire RSDI le 2 octobre 2015 à la Grande Motte pour réunir des expériences à l’international similaires à Theia et GEOSUD.

Vous trouverez plus de détails sur ces avancées dans ce 2ème bulletin.

Bonne lecture.

 

 

A Montpellier, la Maison de la télédétection double sa surface. Un agrandissement, qui élargit également le champ de ses missions. 

Créée en 1994, à Montpellier, par quatre centres de recherche (Cirad, IRD, Irstea et AgroParisTech), la Maison de la télédétection (MTD) a inauguré lundi 10 octobre l'extension de ses locaux. Soit un nouveau bâtiment (baptisé Adret) qui permet carrément de doubler la surface de cette structure pour ses 150 chercheurs en information spatiale. Autant de spécialistes, habitués à traiter des données d'observations de la Terre et plus largement rompus à l'information géographique, qui se trouvaient jusqu'alors un peu à l'étroit.

L'agrandissement doit permettre également d'effectuer plus de missions de formation. Ou encore, ce qui est parfaitement inédit, d'accueillir in situ des entreprises développant de nouveaux services : ainsi par exemple d'une boîte qui planche sur les mesures d'impacts environnementaux liés à la déforestation.
 

Une station de réception

À la MTD, il est surtout question d'images satellitaires. Depuis maintenant un an et demi, elles sont collectées directement par une station de réception, installée dans l'extension. "En trente ans, les images satellites ont beaucoup gagné en précision et en technologie. À la MTD, on les croise avec d'autres données : cartes, mesures sur le terrain... Nous avons un potentiel de développement d'applications bien supérieur qu'avant", avance Pierre Maurel, ingénieur Irstea et coordonnateur du projet Géosud, qui vise au développement d'utilisation par des acteurs publics surtout mais aussi privés des images satellitaires.

Exemple de problématique étudiée par la MTD : l'étalement urbain au détriment des terres agricoles, une question particulièrement sensible dans la région. "À la demande de l'État et des collectivités, rapporte M. Maurel, nous avons travaillé avec de l'imagerie satellitaire pour mesurer la progression de l'étalement urbain au cours du temps et à côté de ça, l'Inra a produit des cartes sur les potentiels agronomiques des sols." La superposition des deux types de donnés a ainsi permis d'établir des cartes et des statistiques très précises sur l'intensité de ce phénomène de consommation des meilleures terres.

Nouveaux locaux, nouveaux outils, nouveaux partenaires. "On démultiplie aujourd'hui les capacités d'activités de la MTD, estime M. Maurel. En matière de recherche en environnement, en agriculture, en terme d'aménagement du territoire, en France mais aussi dans les pays du sud, en Afrique et en Asie."

source : http://www.midilibre.fr/2016/10/10/les-enjeux-de-l-imagerie-satellitaire,1407160.php

 

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